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Simulateur Auto-entrepreneur vs Portage salarial

Comparez votre revenu net réel en micro-entreprise (BIC ou BNC) et en portage salarial à partir de votre chiffre d'affaires visé, et visualisez les différences en matière de protection sociale.

SimulateurMicro-entreprise vs portage salarial

CA facturé, hors TVA le cas échéant.

Détermine le taux de cotisations et l'abattement.

Foyer fiscal, hors autres revenus.

Typiquement 5 à 10 % du CA facturé.

40 %47 %55 %

Résume frais de gestion + charges sociales combinées (défaut 47 %).


Micro-entreprise (BNC)
Net mensuel estimé
2 910,00 €
Net annuel estimé
34 920,00 €

Cotisations sociales (22 %) : 1 100,00 €/mois

Impôt estimé : 990,00 €/mois

Soit environ 58,2 % du CA en net

Portage salarial
Net mensuel estimé
2 350,00 €
Net annuel estimé
28 200,00 €

Frais de gestion (7 %) : 350,00 €/mois

Total prélevé (frais + charges) : 2 650,00 €/mois

Soit environ 47 % du CA en net

Écart de net mensuel estimé : 560,00 € en faveur de la micro-entreprise. Cet écart ne prend pas en compte la valeur de la protection sociale (voir tableau ci-dessous).

Tableau comparatif

CritèreMicro-entreprisePortage salarial
Assurance chômageNon (sauf droits antérieurs / ARE)Oui, cotisation classique (sous conditions d'affiliation)
RetraiteTrimestres validés selon CA, cotisation réduiteCotisation retraite complète du régime général
Simplicité administrativeTrès forte (déclaration simplifiée en ligne)Accompagnée par la société de portage (contrats, facturation)
Plafond de CAOui : ≈ 77 700 € (BNC) / 188 700 € (BIC vente, moins pour services)Non
Net perçu / CA (ordre de grandeur)≈ 58 à 76 % selon TMI et versement libératoire≈ 40 à 55 % selon frais de gestion et charges

⚠️ Ces résultats sont des ordres de grandeur indicatifs basés sur des taux simplifiés. Les cotisations sociales, l'impôt sur le revenu et les frais de portage réels varient chaque année, selon votre situation personnelle, votre CFE, vos seuils et la société de portage choisie. Ceci ne constitue pas un conseil fiscal ou social personnalisé.

Comment est calculé le revenu net dans chaque statut ?

Micro-entreprise : le CA subit des cotisations sociales forfaitaires (≈ 21,2 % en BIC prestations de services, ≈ 22 % en BNC en intégrant la CFP), puis un impôt sur le revenu calculé soit selon le barème classique (sur le CA après abattement forfaitaire de 50 % en BIC ou 34 % en BNC, selon votre tranche marginale d'imposition), soit via le versement libératoire optionnel (taux forfaitaire supplémentaire d'environ 1,7 % en BIC ou 2,2 % en BNC, applicable seulement si votre foyer fiscal est éligible).

Portage salarial : la société de portage prélève des frais de gestion (5 à 10 % du CA facturé) puis convertit le solde en salaire, soumis aux charges sociales salariales et patronales classiques. Au global, le net perçu représente généralement entre 40 % et 55 % du CA facturé — ce simulateur résume ce mécanisme en un seul curseur ajustable (47 % par défaut) plutôt que de détailler chaque ligne de charge.

Exemple chiffré (vérifié)

Pour un CA de 5 000 €/mois en BNC, sans versement libératoire, avec une TMI de 30 % : cotisations sociales ≈ 1 100 € (22 %), net social ≈ 3 900 €, base imposable après abattement de 34 % ≈ 3 300 €/mois soit 39 600 €/an, impôt ≈ 990 €/mois (TMI 30 %), net final ≈ 2 910 €/mois (≈ 58 % du CA). Avec versement libératoire (2,2 %), l'impôt tombe à 110 €/mois et le net remonte à ≈ 3 790 €/mois (≈ 76 % du CA). En portage salarial, avec un ratio net/CA de 47 %, le même CA de 5 000 €/mois donnerait un net d'environ 2 350 €/mois, mais avec les droits chômage et retraite du régime général en plus.

Le point clé : le revenu net n'est pas tout

La micro-entreprise dégage souvent un revenu net immédiat plus élevé, mais elle offre une protection sociale plus limitée (pas de droit chômage automatique, cotisation retraite réduite). Le portage salarial prélève davantage à court terme, mais ouvre des droits proches d'un salarié classique (retraite complète, assurance chômage sous conditions d'affiliation, mutuelle d'entreprise, prévoyance). Le choix dépend donc de votre situation : besoin de couverture sociale, montant du CA, durée d'activité envisagée, accès à d'autres droits (ARE en cours, conjoint couvert, etc.).

⚠️ Outil indicatif basé sur des taux simplifiés et non contractuels. Le droit fiscal et social français évolue chaque année (plafonds, taux de cotisations, barème de l'impôt) : vérifiez les taux en vigueur auprès de l'URSSAF, des impôts ou d'un expert-comptable avant toute décision. Ceci ne remplace pas un conseil personnalisé.

Questions fréquentes

Le calcul est-il exact et applicable à ma situation ?

Non, c'est un ordre de grandeur indicatif basé sur des taux simplifiés (cotisations micro, abattements forfaitaires, ratio net/CA en portage). Les taux réels varient selon votre activité précise, votre CFE, vos seuils et évoluent chaque année. Ce n'est pas un conseil fiscal ou social personnalisé.

Pourquoi le net en micro-entreprise semble-t-il plus élevé qu'en portage salarial ?

La micro-entreprise applique des cotisations sociales forfaitaires plus faibles qu'un salaire classique, mais en échange elle n'ouvre pas les mêmes droits : pas d'assurance chômage, retraite moins avantageuse. Le portage salarial prélève davantage (frais de gestion + charges sociales complètes) mais offre la protection sociale du régime général.

Qu'est-ce que le versement libératoire et quand est-il intéressant ?

C'est une option permettant de payer l'impôt sur le revenu sous forme d'un pourcentage fixe du CA (au lieu du barème progressif), sous conditions de revenu fiscal de référence du foyer. Il est généralement avantageux si votre tranche marginale d'imposition est élevée par rapport à ce taux forfaitaire.

Existe-t-il un plafond de chiffre d'affaires en micro-entreprise ?

Oui : environ 77 700 € par an pour les prestations de services BNC et professions libérales, et 188 700 € pour la vente de marchandises (le seuil pour les prestations de services BIC est proche de celui du BNC en pratique). Au-delà, vous basculez vers un régime réel. Le portage salarial, lui, n'a pas de plafond de CA.

Le portage salarial donne-t-il vraiment droit au chômage ?

Le consultant porté cotise à l'assurance chômage comme un salarié, mais l'ouverture effective de droits dépend de la durée d'affiliation et des règles de France Travail (ex-Pôle emploi). Ce n'est pas automatique dès la première mission, contrairement à un CDI classique.

Micro-entreprise ou portage salarial : comprendre les deux logiques

Un freelance qui hésite entre micro-entreprise (auto-entrepreneur) et portage salarial compare en réalité deux logiques différentes : la première maximise le revenu net immédiat avec une gestion très simplifiée mais peu de protection sociale ; la seconde prélève davantage à la source (frais de gestion + charges sociales complètes) mais rapproche le consultant porté d'un salarié classique en matière de droits sociaux.

Tableau comparatif synthétique

CritèreMicro-entreprisePortage salarial
Cotisations / prélèvements≈ 21,2 % (BIC) à 22 % (BNC) du CAFrais de gestion (5-10 %) + charges sociales classiques
Net perçu / CA (ordre de grandeur)≈ 58 à 76 % selon TMI et versement libératoire≈ 40 à 55 % selon la société de portage
Assurance chômageNon (hors droits antérieurs)Oui, sous conditions d'affiliation
RetraiteCotisation réduite, trimestres selon CACotisation complète du régime général
Simplicité administrativeTrès forte (déclaration en ligne)Accompagnement par la société de portage
Plafond de CAOui (≈ 77 700 € BNC / 188 700 € BIC vente)Non

Exemple chiffré vérifié

💡 CA de 5 000 €/mois, activité BNC (prestations de services)

Micro-entreprise, barème classique (TMI 30 %) : cotisations sociales ≈ 1 100 €/mois (22 %) → net social ≈ 3 900 €. Base imposable après abattement de 34 % ≈ 3 300 €/mois (39 600 €/an), impôt ≈ 990 €/mois → net final ≈ 2 910 €/mois (≈ 58 % du CA).

Micro-entreprise, versement libératoire (2,2 %) : impôt ≈ 110 €/mois → net final ≈ 3 790 €/mois (≈ 76 % du CA).

Portage salarial (ratio net/CA 47 %) : net ≈ 2 350 €/mois, avec en contrepartie les droits chômage (sous conditions) et une retraite complète de régime général.

Points à considérer avant de choisir

  • Votre besoin de protection sociale : si vous n'avez pas d'autre couverture (droits chômage en cours, conjoint affilié), le portage salarial peut sécuriser votre parcours malgré un net plus faible.
  • Le montant et la régularité de votre CA : au-delà du plafond micro-entreprise, ce statut n'est plus applicable ; le portage salarial reste possible sans limite de CA.
  • Le temps disponible pour l'administratif : la micro-entreprise demande une gestion minimale, le portage salarial délègue la facturation et les aspects sociaux à la société de portage moyennant ses frais de gestion.
  • Votre horizon : une activité de courte durée ou en complément d'un autre revenu s'accommode souvent bien de la micro-entreprise ; une activité longue à temps plein peut justifier de sécuriser des droits sociaux via le portage.

Ce simulateur ne recommande aucun statut en particulier : le choix dépend de votre situation personnelle, de votre secteur d'activité et de vos priorités (revenu immédiat vs protection sociale). Les taux de cotisations, abattements et barèmes évoluent chaque année (loi de finances, loi de financement de la sécurité sociale) : vérifiez les valeurs en vigueur auprès de l'URSSAF, des impôts ou d'un expert-comptable avant toute décision.

📚 Sources officielles

  • URSSAF - Micro-entreprise : cotisations et démarches
  • Service-Public.fr - Portage salarial : principes et fonctionnement
  • Ministère de l'Économie - Régime de la micro-entreprise
  • Code du travail - Articles L1254-1 à L1254-31 (portage salarial)

Dernière mise à jour : Août 2026

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